Pourquoi pour dire les mots les plus simples c'est si difficile ?
J'ai 16 ans et les larmes de ma mère ne suffiront plus à apaiser ma souffrance.
Je m'enferme dans la nuit de l'amour,
Et ce qui est le plus triste c'est que ma joie devient ma mort.
Des raisons de vivre je n'en trouve plus,
Je vous quitte, je tire ma révérence, je vous fais mes adieux.
A quatre ans j'ai été placé en famille d'accueil,
à six ans je passais mes soirées dans un placard et pour couronner le tout j'ai été violé.
J'ai aimé pourtant une femme, ma mère.
Le soir avant de m'endormir je pleurais en secret car j'avais mal de son absence.
J'aurais aimé qu'elle se penche sur moi et qu'elle me prenne dans ses bras,
qu'elle me lise une histoire, qu'elle me réchauffe quand il faisait froid.
J'aurais voulu que le matin avant de partir à l'école elle me réveille,
qu'elle me prépare mon petit déjeuner,
qu'elle me prépare mon cartable.
J'ai crevé de ne pas pouvoir la regarder,
de ne pas pouvoir lire dans ses yeux sa joie quand je revenais de l'école et que j'avais écrit mes premiers mots.
J'aurai voulu qu'elle soit mère poule qu'elle me couve qu'elle m'étouffe.
Dis leur que je l'ai aimée d'un amour à transporter le monde et ces océans.
J'aurais voulu lui apporter un bouquet de fleurs tous les matins,
Etre son roi, être son chevalier être son serviteur.
J'aurais voulu un peu d'amour, un mot, je t'aime.
Je m'en vais et c'est à toi que j'écris ces lignes pour te dire que je ne peux plus vivre sans avoir ce que l'on appelle une place.
Il y a urgence à aimer et à être aimé. Je m'en vais je t'aime
